La fois où… j’ai été surbookée (partie 3)

airport-519020_1920-e1509746258384.jpgSi vous n’avez pas lu les parties 1 et 2 de la fois où j’ai été surbookée en avion, rendez-vous ici pour la partie 1 et ici pour la partie 2.


Reprenons où nous étions rendus : Je dois absolument réussir à rejoindre quelqu’un chez moi pour les aviser que je ne sais pas quand je rentrerai à la maison. Le wifi est inexistant et un employé m’informe que l’aéroport a décidé de couper le service de téléphone public!

Je reste figée sur place à ne plus savoir quoi faire. J’aperçois un peu plus loin un bureau d’Air Canada. Je m’y dirige comme une désespérée en me disant qu’ils ont peut-être un téléphone que je peux emprunter ?! La dame m’explique qu’ils ne peuvent normalement pas accepter que les voyageurs utilisent leur téléphone. Je lui explique ma situation, les larmes aux yeux. J’en déduis qu’elle a eu pitié de moi parce qu’elle m’a gentiment dit qu’elle pouvait faire une exception pour cette fois-ci, mais que mon appel devait être rapide. J’ai été chanceuse qu’elle comprenne mon anglais bégayé parce que j’étais vraiment dans tous mes états.

Je réussi enfin à parler à mon père. Enfin une voix rassurante. Je raccroche peu de temps après (la dame me faisait de grands signes que je devais écourter ma conversation).

Je retourne dans la zone d’embarquement pour le vol de 13h. Bien entendu je dois repasser la sécurité pour m’y rendre.

Comme convenu avec le service à la clientèle, je me présente au comptoir d’embarquement à 12h30 tapante (y’était pas question que je laisse quelqu’un d’autre passer devant moi!). J’explique ma situation à l’agent. Il me dit pas de problème et qu’il va regarder s’il peut m’embarquer sur le vol de 13h. Après quelques minutes de recherche sur son écran, il fait une drôle de face (ah non… quessé qu’il y a encore ?). Il me dit qu’il ne trouve pas mon nom dans son système. Bon, une autre affaire ! Il me réexpédie au service clientèle. Je revois le même monsieur que le matin. Lui, il me dit qu’il ne peut rien faire, que c’est vraiment à l’embarquement qu’ils peuvent me répondre. (Seigneur… ça vas-tu finir !) Je retourne à l’embarquement… Le même agent me dit qu’il ne me trouve vraiment pas dans son système et qu’il ne peut rien faire. Il me renvoie encore au service à la clientèle. Je commençais à en avoir plein mon casque. Ma patience était à moins mille. Le gars au service à la clientèle me répète qu’il ne peut rien faire et il veut me retourner pour une 3e fois à l’embarquement. Là, je pogne les nerfs et je lui dis qu’il n’en est pas question, que ça fait 3 fois que je me fais barouetter d’un bord pis de l’autre, qu’il n’y a personne qui peut rien faire et que je suis écœurée qu’ils se relancent la balle. Je lui dis que je ne bouge pas d’un poil tant qu’il n’arrange pas ma situation. Qu’il le fasse venir lui-même l’agent à l’embarquement ! C’est ce qu’il fait… Ils discutent, ils font venir une autre agente du service clientèle et ils finissent par dire de concert : Ah ! C’est pour ça !

Moi : Ah ! Quoi ? Allez-vous me dire ce qu’il y a ?

Le gars du service client : C’est normal qu’il ne trouvait pas votre nom à l’embarquement parce qu’on vous a supprimé par erreur.

Moi : Quoi ?!

Lui : Quand ils vous ont dit plus tôt de vous présenter à 12h30 pour essayer d’embarquer sur le vol de 13h, ils ont entré votre nom dans le système pour la liste d’attente du vol de 13h.

Moi : Ok….

Lui : Mais ensuite, quand ils vous ont dit qu’ils vous réservaient un siège sur le vol de 15h pour être sûr de partir au plus tard à 15h, ils vous ont supprimé par erreur de la liste d’attente de 13h.

Moi : ……

Lui : Donc il est impossible de prendre le vol de 13h. Vous n’êtes plus sur la liste, vous n’aurez pas le choix d’attendre pour le vol de 15h.

Moi (dans ma tête) : SÉRIEUX ?!?! Tu me niaises ???

Lui : Désolé…Bonne fin de journée!

Moi : Bonne journée…

Je ramasse mes bagages et je me dirige vers la porte d’embarquement du vol de 15h. Elle se trouve dans un autre terminal. Je dois donc sortir de la zone sécurisée (encore !) et me rendre à l’autre bout de l’aéroport et repasser la sécurité de l’autre terminal. Ça faisait juste 3 fois que je passais la Christi de sécurité en l’espace de 3h. Mais bon…. J’avais ben du temps à passer avant 15h.

Je réussi enfin à prendre le vol de 15h (qui part 15 minutes plus tard que prévu).

Ce que je ne vous ai pas dit encore c’est que mon vol de 15h, ne se rendait pas directement à Québec (comme ça aurait été le cas si j’avais pu prendre mon premier vol tel que prévu le matin). Ben non, ça aurait été bien trop facile… J’avais donc un transfert à Montréal. Et l’heure de départ de mon dernier vol de Montréal vers Québec était à peine 30 minutes après l’atterrissage : RI-DI-CU-LE. Je devais passer les douanes à Montréal et ensuite repasser la sécurité pour mon dernier vol. Je savais d’avance que c’était mission impossible. Si vous avez lu mon article sur comment bien planifier ses vols de correspondance (lisez-le ici), vous savez que 30 minutes est irréaliste.

Bien entendu, à Montréal la file des douanes était interminable. J’avais à peine commencé à demander aux gens si je pouvais les dépasser dans la file que déjà mon vol pour Québec partait. Je savais que j’aurais pu retourner voir la compagnie aérienne et prendre un vol plus tard, mais j’en avais plein mon truck des avions et des aéroports. J’ai donc décidé de prendre l’autobus.

Je suis finalement arrivée à la gare d’autobus de Ste-Foy à minuit et quart dans la nuit de vendredi à samedi (alors qu’initialement, j’aurais dû arriver à midi le vendredi).

Le lendemain, je repense à toute cette journée et je réalise enfin la valeur de la compensation monétaire que la compagnie aérienne m’a donnée. Un beau gros 1700 $CAD ! Finalement, c’est ce qui aura été le baume sur toute cette journée. Le montant a même été suffisant pour couvrir l’achat de nos billets d’avion à mon chum et moi pour notre voyage en Espagne quelques mois plus tard. Cette journée impossible aura au moins eu un peu de positif!

Cette histoire m’a aussi appris bien des choses pour savoir comment gérer une telle situation à l’avenir.

Primo : On ne panique pas.

Secondo : Si c’est la compagnie aérienne qui est en tort, ils doivent te dédommager (les conditions de dédommagement et le montant dépendent de chaque compagnie).

Terzo : Je n’y ai pas pensé sur le coup, mais j’aurais très bien pu demander à la compagnie aérienne qui était en tort si je pouvais utiliser leur téléphone (sans avoir à sortir de la zone sécurisée pour essayer de trouver un téléphone public). Et j’aurais aussi pu demander à d’autres voyageurs s’ils avaient un cellulaire que je puisse emprunter. Je suis certaine que j’aurais pu trouver un bon samaritain.

Quarto : Je me répète, mais on ne panique pas!

Et vous, avez-vous déjà vécu des situations semblables ? Si oui, racontez-moi vos histoires !

Si non, comment pensez-vous que vous réagiriez dans une telle situation ?

 


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